
Les mots sont si communs, si banaux. Des lettres mises ensemble, un son projeté de notre bouche, on ne sait pas comment; parfois même on ne sait pas pourquoi. Souvent, on oublie le pouvoir des mots, qu'ils ont une signification, un sens, qu'ils peuvent toucher quelqu'un; tout comme la pointe d'une épée, la balle d'un revolver. Peu importe que les mots soient doux ou d'une cruelle violence, ils nous aliènent, nous rendent esclave de nos rêves, de nos cauchemars, de la vie. Les mots sont vitaux, ils nous aident à créer de la vie, mais ils sont aussi destructeurs, ravageurs. Un mot, une parole, c'est un paradoxe vivant et mort.


