Shibalba. Les Chroniques d'une nébuleuse.

Au crepuscule

Le chapitre II. Il promettait du renouveau, mais finalement il n'aura été que continuité.

C'est l'été, il est censé faire beau. Censer, seulement. Beaucoup partent en vacances, je n'ai pas cette chance, je n'ai pas job d'été non plus, qui pourrait me financer de futurs vacances.


Puisque les journées pluvieuses et la malchance se succèdent (entorse au pied gauche samedi dernier, Dr House qui n'était même pas là), je me surprends à réfléchir à de futurs destinations possibles. Je décide donc de vous les faire partager:


 


L'Australie m'attire, pourtant je ne vous cache pas que je ne connais pas vraiment ce pays. D'un côté, terre sauvage, de l'autre moderne, je ne demande qu'à découvrir ce pays, ses habitants, son histoire.


 


L'Irlande ou l'Ecosse, je ne parviens pas à me décider entre les deux. L'Irlande et le connemara pourrait présenter un petit plus. Se balader sous la pluie, rencontrer lutins, farfadet, lepreschaun (je sais jamais comment ça s'écrit cette petite créature), tout un folklore qui m'attende. Mais je crois que je préfererai visiter un de ces deux pays, sans y être une simple touriste mais en y travaillant comme serveuse dans un pub (ça va, chacun ses fantasmes).


 


Le Japon. J'avoue, je ne suis ni fan de manga, ni fan du mouvement kawaii, ni des jeux vidéos. A priori, tout ce qui est Japon, c'est pas ma tasse de thé. Seulement, je crois qu'on ne peut pas renier, mon intéret pour la sociologie, je pense que c'est en s'immergeant dans un monde qui n'est pas du tout le notre, qu'on le comprend le mieux. A ce niveau là, le Japon a tellement à m'offrir. Par contre, c'est un pays que j'aurais peur de visiter seul, oui, car il m'a l'air totalement déboussolant. J'aurais peur de me perdre seul dans la traduction.


 


L'Italie, ah l'Italie ! C'est un rêve pour moi qui adore les peintures de la Renaissance, qui admire des peintres comme Raphael, Michel-Ange pour ne citer qu'eux. Mon seul souci pour voir ces peintures, c'est que je voudrais en profiter "seul", par seul, j'entends que j'apprécierai de ne pas les voir en même que cinq mille autres touristes, qui se contenteront de regarder cinq minutes une peinture puis de la prendre en photo. Non, je veux m'allonger parterre et observer les plafonds peints etc... Je veux prendre mon temps, être dans le calme pour les regarder. Ce qui me laisse penser, que je ne les verrai jamais mieux que dans les bouquins.


 


L'Inde, évidement, déjà parce que je raffole de la nourriture indienne et du thé. Ensuite, j'aime sentir l'odeur de l'encens, et les sourires des indiens m'attirent profondément. Il n'y a pas à dire, la plupart des Indiens ne sont pas vraiment fortunés et particulièrement chanceux, pourtant ça ne les empêche pas de toujours sourire. Je pense qu'ils ont une bonne leçon de vie à nous donner.


 


Une autre chose que j'aimerai voir, ce sont les aurores boréales. ça fait beaucoup de choses à visiter. Je réfléchis à mon avenir, à la suite de mes études. Je me demande si je ne pourrais pas partir un an à l'étranger après la fin de ma licence et avant d'entamer un probable master. J'ai encore une année pour y penser, y rêver et ensuite, encore un an pour faire les démarches nécessaires.


 


 

La signature.

le 06/07/2008 à 22h39

 

 

La signature est une chose singulière, propre et reconnaissable. Chacun possède la sienne. On s'en sert lorsqu'on paie par chèque, lorsque deux personnes passent un accord, la signature fait foi. Elle est une garantie.


 

La signature est également utilisée dans d'autres domaines, et nottament l'art. C'est ce qui m'amène à écrire cet article. Je peins, je fais de la photo, je n'ai jamais pensé à signer mes peintures ou mes photos. Pourquoi ? D'autres le font.

 


Si l'on regarde dans l'Histoire de l'art, les artistes n'ont commencé à signer leurs oeuvres que lorsqu'elles étaient différenciées de l'artisanat. Cette exposition, ainsi que la précédente me renvoient toujours la même question, de la part de personnes que je connais ou non: Pourquoi ne signes-tu pas tes tableaux, tes photos ?


 

A vrai dire, je n'en sais rien. Je crois que je n'y pense pas et peut-être par blocage aussi. Je n'ai jamais réellement aimé mon prénom, je n'ai donc pas envie de le mettre partout. J'avoue également que je ne me considère pas  comme une artiste, je n'ai donc pas la pretention d'accorder une quelconque valeur artistique à ce que je fais. Signer serait donc donner à une toile cette valeur. 

 


Alors je fais comment pour contenter tout le monde ? Je pense me mettre à signer mes toiles. Non pas, que je renie ce que j'ai dit précedement, non, seulement, au fond de moi, je pense qu'on reconnait un artiste à autre chose que sa signature, et que les personnes ne reconnaissant que l'oeuvre d'un artiste à sa signature, ne savent rien de l'art.

 


Alors, soit, dorénavant, je signerai mes toiles. Pas avec mon prénom, non. Shibalba est un pseudo qui me colle à la peau et qui correspond à ce à quoi j'aspire. Par conséquent, la signature sera de Shibalba. Je chercherai une façon élegante de l'executer prochainement.


 


nb: malgrè mon envie quotidienne de mettre à jour ce blog, je n'ai plus trop d'inspiration pour le moment. Du coup, je m'amuse avec la css. Vous aimez ? Je dois encore modifier quelques petites choses et j'aimerais attribuer un avatar à chacun de mes favoris.

Le retour des tue la joie.

le 18/06/2008 à 21h07

J'ai repassé le permis ce matin. Là ça mérite bien que je raconte la cruauté des inspecteurs, ces "charmants" monsieurs qui sont, soit disant, aptes à juger si vous savez conduire ou pas. (je crois que je vais bientôt leur consacrer une rubrique ici si ça continue.)

 

 


8h40, j'arrive devant la fameuse salle d'examen du permis de conduire à vélo (mon plus fidèle ami, qui lui en plus ne pollue pas), j'habite Calais donc comme d'habitude, il ne fait pas très chaud. Une autre fille de mon auto-école attend pour passer, on discute pendant 20minutes, je stresse. Arrive son tour, elle monte, l'inspecteur me parait déjà bien froid à travers la vitre. Je suis seule, je stresse, je dois passer à 9h10, je repense au fait que les derniers mots de mon moniteur étaient " si tu fais une manoeuvre comme ça, tu seras ajournée". Me voyant stresser, un moniteur d'une autre auto-école décide de venir me parler, et tente de me donner confiance tant bien que mal. J'écoute ses conseils. 9h30, elle est toujours pas revenue, ah si là voilà; la fille avec qui j'avais parlé, je lui demande comment ça s'est passé. Elle ne répond, un sourire forcé, des petits yeux, j'ai compris, pas très bien.


L'inspecteur sort, il va voir son collègue l'autre rabat-joie (au passage, c'est quoi ces tenues de merde que vous portez ?) et lui dit "ah putain j'en ai encore une à faire passer !". Quand même, monsieur l'inspecteur vous étiez peut-être à huit mètre de moi, mais n'importe quel idiot sait que le vent porte les paroles. Bref, je monte dans la voiture pas rassurée, celui-ci me lance " Installez-vous, réglez tout avant qu'on parte !" (avec le sourire, il faut payé un supplément ?).  Et là, coup de théâtre monsieur je me la pète avec mon costume digne d'une parodie des Men in Black, me sort "bon je vais passer un coup de fil". Ok, bon je suis pas contre l'idée, seulement c'est pas cool de me faire attendre 1/2h dans la voiture. Encore du temps pour stresser, bon il revient, et jette froidement "bon allez on y va!". Là déjà, t'as envie de lui dire " tu me parles sur un autre ton, ça fait déjà plus de trente minute que j'attends que monsieur finisse son coup de fil". Je démarre, au bout de deux minutes, il me dit "t'as le droit d'aller plus vite". Je m'éxecute et là il me sort "mais plus lentement, un scooter peut arriver de nul part". Bah voyons, il va tomber du ciel peut-être. Notez, que cette remarque du plus vite plus lent, il me l'a sorté à intervalle régulier d'environ une minute trente, je ne savais plus sur quel pied danser.


Sur cette note de bonne humeur règnant dans la voiture (ironie quand tu nous tiens), celui-ci me dit de faire un demi tour. Je m'éxecute, tandis que je tentais désespérement de controler le tremblement (assez important) de mes jambes qui se répandait à son tour dans mes bras. Rien à faire, mes jambes tremblaient sous la nervosité, je sentais les tremblements que je ne parvenais pas à controler, et je l'entendais à travers la pédale d'embrayage. Premier temps du demi tour, putain des voitures arrivent, faut que je le finisse, elles peuvent pas passer sinon. Ok. Panique à bord, je me trompe de direction pour tourner le volant, et là il me sort " t'as l'intention de les faire attendre pendant une heure ou quoi !". Là plus possible, j'ai cru que je m'en sortirais pas. Sur ces paroles, il me pose une question sur le véhicule, je réponds à côté de la plaque, et il se fout ouvertement de ma gueule. Avant de remonter dans l'auto, il me fait "tiens tu peux me lire le numéro de la plaque d'immatriculation du camion bleu là-bas". Genre je sais pas lire quoi !

 


 

 

Le meilleur de ce massacre à la tronçonneuse de la Mélodie du Bonheur, c'est quand il me demande, de faire un rangement en bataille en marche avant. Chose que je n'avais jamais faite auparavant, paniquée. J'essaie, loupé, je tente de corriger, je serre trop le véhicule, j'ai peur de l'accrocher, le stress m'empêche de réfléchir. je freine, je tente une deuxième fois de corriger la manoeuvre. Il appuie sur les pédales, et me fait un discours d'un ton supérieur et hautain : " Vous savez, c'est pas compliqué ce qu'on vous demande de faire, mais comment vous allez faire dans votre vie, si vous savez pas conduire ! Et puisque je vois que vous y arrivez pas, je vais le faire !". Et là, j'avais qu'une envie, sortir du véhicule brutalement et partir, parce que de une: cela fait plus de dix ans que je fais du vélo, et j'ai pas encore fait d'accident, ça prouve quand même que je suis pas une impotente comme il le pense. Et de deux: je m'en suis sortie sans voiture jusqu'à présent, alors que ce monsieur apprene que ce n'est pas parce que nous n'avons pas le permis, qu'on ne peut pas vivre. Et de trois: je sais peut-être pas conduire, comme vous me l'avez très bien fait comprendre avant que je rentre dans la voiture, mais au moins je sais m'habiller.


Tous des connards, et pour le coup, l'autre examinateur qui m'avait fait passer les deux premières fois, était beaucoup plus aimable et sociable ( et si je puis me le permettre, au moins il tentait pas de se la jouer genre gars super classe et super hasbeen en costume).


 


 


Petite mention pour le petit carnet qui stipule que les examinateurs sont agrées par l'Etat et ont reçu une formation adaptée. Adaptée à quoi ? La moquerie, le rabaissement des personnes ?

 

 

Tout ça pour me le donner en plus, le permis ! A noter que je ne l'excuse pas, c'est toujours un gros con et le fait qu'il m'ait donné le permis, m'énerve encore plus.

 

Milky way.

le 30/05/2008 à 19h12

Je viens de lire la biographie de Paulo Coelho, pas celle qu'on trouve en guise de préface dans les bouquins de poche. Je crois que même, en inventant sa vie, j'aurais été loin du compte. Son père l'a fait interné à l'âge de dix-sept ans...


J'ai rêvé de cet écrivain cette nuit, je crois que c'est pour ça que je suis allée sur son site lire sa biographie. C'était bizarre, de rêver d'un écrivain. Il me parlait, comme un grand-père parle à sa petite fille, ça me faisait pleurer, mais ça me faisait du bien. Il écrivait un message au marqueur sur mon coeur, pour ne pas que j'oublie.



Comme chaque année, depuis quatre ans, à la même époque, je vais relire Le Pélerin de Compostelle. Comme si l'année où je ne le lirais pas, je serais sur le chemin.

Je me souviens. Il y avait la guerre, là-bas, dans ce pays qui me semblait si lointain. Ils ont fui sous la violence des guerres civiles, qui naissent des guerres ethniques. Beaucoup ne sont pas parvenus jusqu'à cette frontière. Frontière qu'ils veulent passer, pour eux ce n'est qu'un Eldorado. Pourtant combien de frères sont tombés dans les abysses sans même apercevoir à l'horizon un bout de cet Atlantide ?


 


J'étais petite, je ne comprenais pas tout. Les hommes se battaient pour un bout de terre, je pensais que la Terre n'apartenait à personne. J'étais naïve et insouciante, je jouais tranquillement dans ce parc, une famille de ce que les gens les mieux élevés, appelleront "réfugiés", était là. Deux enfants, un de quatre ans, l'autre de six sûrement, ils ne parlaient pas la langue. Ils vivaient dans la

misère. J'ai joué à cache-cache avec eux, je

leur ai donné mon goûter, ma mère a donné

 aux parents le picnic qu'on avait preparé.

Je devais avoir huit ans, avant de dire aurevoir

 aux enfants, je leur ai donné mon plus beau

ballon, celui que j'avais voulu prendre le matin,

 pour leur donner un peu le sourire.


 


Ce n'était qu'un ballon, un vulgaire petit ballon. Je ne les ai plus jamais revu, je ne les ai jamais oublié, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus.

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