Shibalba. Les Chroniques d'une nébuleuse.

L'heure du Tea à la city

C'est à ce moment que tout a commencé. Ici, comme ça. C'était le premier chapitre, celui où tout est flou.

Bye bye Baby, don't belong

le 28/01/2008 à 15h01



 


Il est froid, il est calme, il s'accélère. On pourrait danser au rythme des pulsions, on pourrait sentir ce contact sur les blancs d'une portée. Pourtant, il ralentit puis s'emballe. Le chant des sirênes n'est encore qu'un échos, peut-être a-t-on perdu la note qui menait jusqu'à lui.

 

 

 

Black Coffee

le 22/12/2007 à 19h57

Naitre.Mourrir.Temps.


 


Trois mots qui semblent distincts, sans liens entre eux. Et pourtant. Naitre et mourrir, la même chose, tout à un détail près. Le temps. Certaines personnes naissent trop tôt pour leur époque; d'autres, comme moi, naissent trop tard; d'autres naissent à la bonne époque. Tout est une question de temps, nous ne choisissons ni l'époque, ni le lieu de notre naissance, mais nous naissons. L'on vit, certains mènent une vie paisible, d'autres, une vie un peu plus mouvementée. Certains savent à quel point la vie est une chose précieuse, d'autres n'auront pas le temps d'en faire l'expression. Mourrir, tout est une question de temps, nous ne choisissons ni le jour et l'heure de notre mort, ni l'endroit. Naitre, temps, mourrir. Sommes-nous capable de changer une partie de notre destin ? Tout est-il écrit ? Possédons-nous notre libre arbitre? J'en doute de plus en plus, mais cela ne doit pas nous empêcher d'avancer pour être un peu plus libre, moins aliéné par notre condition première. Alcool.

 

 

Petit message à part, j'ai acheté ce matin, après mon excurssion au marché avec Marlou (nan nan nan je connaissais pas le gars. XD), l'album d'hiver de Reporter sans Frontières. Il est magnifique et très interessant. Je vous le conseille, 9€90 et vous soutenez l'action, en prime vos yeux se régalent.

 

Pix: dessin par mes mains. Mon deviantart *

 

Le manège

le 26/11/2007 à 18h19

 

*

 


 


L'air est frais, quelques brises de vent viennent nous éfleurer le visage. Les doigts bleuïssent à cause du froid, la longue écharpe de laines ne semble plus aussi étanche. Tout est doux, aucun bruit ne retentit excepté celui des pas que l'on fait. Quelques voitures passent, le ciel s'assombrit. De la chaleur sort des cafés, des foyers. Une lumière qui semble contrastée avec le bleu ambiant. A travers les fenêtres, on les voit travailler, compter la recette du jour, discuter au téléphone, boire un café ou tout simplement lire un journal. Tout semble si chaleureux, si calme, trop calme.

Manichéisme

le 18/11/2007 à 13h46

"Un jour qu'il asistait à un concert choral, il a vu dans l'un des chanteurs l'image parfaite du Christ. Il l'a invité à poser dans son atelier et a fait de nombreuses études et esquisses.

Trois ans passèrent. La Cène était presque prête, mais Léonard de Vinci n'avait pas encore trouvé le modèle idoine pour Judas. Le cardinal responsable de l'église où il travaillait commença à le presser de terminer la fresque.

Après plusieurs jours de recherches, le peintre finit par trouver un jeune homme prématurement vieilli, en haillons, écroulé ivre mort dans un caniveau. Il demanda à ses assistants de le transporter, à grand-peine, directement à l'église, car il n'avait plus le temps de faire des croquis.

Une fois là, les assistants mirent l'homme debout. Il était inconscient de ce qui lui arrivait, et Léonard de Vinci put reproduire les empreintes de l'impiété, du pêché, de l'égoïsme, si fortement marqué sur ce visage.

Quand il eût terminé, le clochard, une fois dissipée les vapeurs de l'ivresse, ouvrit les yeux et, frappait par l'éclat de la fresque, s'écria, d'une voix à la fois stupéfaite et attristée:

-J'ai déjà vu ce tableau !

- Quand ? demanda Léonard de Vinci, très étonné.

- Il y a trois ans, avant de perdre tout ce que j'avais. A l'époque, je chantais dans une chorale, je réalisais tous mes rêves et le peintre m'a invité à poser pour le visage de Jésus.

L'étranger observa un long silence. Il avait parlé sans cesser de fixer le curé qui sirotait une bière, mais Chantal savait que ses propos s'adressait à elle. Il reprit:

- Autrement dit, le Bien et le Mal ont le même visage. Tout dépend seulement du visage où ils croisent le chemin de chaque être humain. "

Paulo Coehlo, extrait du Démon et mademoiselle Prym.


listen

je me lève jour après jour

le 11/11/2007 à 16h59

Perfection est le mot que je dois le plus haïr. Je déteste cette sonorité, cette noblesse de robe. Perfection, personne ne peut l'atteindre. Certains se disent qui l'ont atteint, mais il n'y a là qu'illusion. Quand bien même, elle existerait, elle serait la chose la plus ennuyante. Il n'y aurait rien à redire, rien à faire, nous ne pourrions plus progresser. Tout serait plat, la vie perdrait encore de son sens. Pourquoi nous levons-nous le matin? Peut-être tout simplement pour tenter d'avancer, de s'améliorer. C'est en quelque sorte un combat qu'on aime se livrer avec soi-même et qui ne se finira jamais.


 


Je ne suis pas parfaite. J'essaie d'y remédier, d'aller dans ce sens. Pourtant, j'ai l'impression que plus les aiguilles avancent, plus on me rappelle à quel point je suis imparfaite et à quel point les autres

sont plus parfaits que moi. L'impression d'être en trop, celle qui dérange; ce sentiment je le ressens un peu partout où je vais. Tellement imparfaite, qu'elle en dérange les autres. Le hasard fait souvent mal les choses.

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