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Shibalba. Les Chroniques d'une nébuleuse.

De la nuit tombante sur Breizh

le 11/10/2010 à 19h51

Cher je, vous, tu, il, elle


 


Voilà deux mois que j'ai quitté le nord de la France. Je pensais qu'il me manquerait plus que ça, mais à dire vrai, mis à part les amis dunkerquois et la meilleure amie, je ne regrette pas mon choix. Je suis maintenant étudiante en histoire des arts et archéologie, en parcours iup, beaucoup d'heures de cours, beaucoup d'exposés, une petite vie de prépa en somme. Les cours me plaisent malgré la redondance avec la plupart de mes cours de licence, mais c'est intéressant de voir comment les gens abordent un même sujet.


Je viens de parler avec une partie de la famille, j'ai parfois l'impression que cette dernière pense que je n'ai eu qu'à claquer des doigts pour en arriver là. Alors que ce n'est pas le cas, j'ai peut-être des facilités à retenir les choses, mais si j'en suis là, c'est également parce que j'ai travaillé pour. Travailler, au point d'en faire des chutes de tension assez fréquente, de sauter des repas le midi, en se levant tôt et en se couchant tard, en se portant bénévole. Alors certes, ce n'était pas mon quotidien, ce n'était pas tout le temps comme ça. Bien au contraire, dans ce stress de vie étudiante, il y avait les amis, qui sont les copains de cours et qui ont été un pilier durant toute ma licence, mes rayons de soleil.


Mais le fait est là : j'ai travaillé pour en arriver en iup histoire des arts et archéologie, j'ai aussi mouillé le t-shirt en contractant un prêt étudiant pour terminer les études. Mais ça, une certaine partie de la famille ne préfère pas le voir et me claquer au nez que j'ai toujours eu tout ce que je voulais. Oui, je suis arrivée là où je voulais être quand j'étais enfant et que je rêvais de devenir archéologue, même si ce n'est plus mon objectif. Seulement, je m'en suis donnée les moyens ( pendant qu'eux fêtaient en famille les anniversaires, j'étais au calme dans le salon à bosser je ne sais quel dossier ), et je trouve ça facile de reprocher aux gens ce qu'on a pas eu le courage de faire : passer à l'action. Se casser la gueule, puis revenir à la surface.


Pour que les rêves se réalisent, il faut plus que vouloir, il faut agir.

De la RN 433

le 16/05/2010 à 17h56

Cher je, tu, vous, il, elle, nous


Il y a bien longtemps que je ne vous ai écrit. Je viens d'achever mes derniers cours de licence ( sauf accident ), j'envois mes dossiers de master pour l'année prochaine. Je croise les doigts, j'ai peur. Je révise, je lis, je souris même si la chance elle, ne me sourit pas. Je dois être stupide. je voulais juste qu'il m'offre un verre. Je ne respecte pas les critères, je n'ai jamais aimé les règles des mathématiciens / scientifiques, je leur trouve un goût pale. Définitivement. Je n'ai pas de critères.


 


Bien à vous.


Adé

De mon lit...

le 10/02/2010 à 20h36

Cher je, vous, tu, il, elle,


 


Je suis souvent absente ici. Pourtant, je reviens toujours poser quelques mots et parfois, quelques maux. Laisser cet endroit mourrir, ça me fait un drôle d'effet. Même après des mois d'absence, je ressens le besoin de poser quelques mots.


Je crois que c'est un fait, ma génération a trouvé dans le concept de blog un moyen d'expression, simple et rapide. C'est un acte qui est devenu quotidien. Journal intime, lu par tout le monde. Oui et non, en théorie, plus de six milliards de personnes peuvent lire ce que nous écrivons. En pratique, la majorité d'entre nous se contente de quelques visiteurs quotidiens.


A quoi bon ? J'écris, je n'attends pas d'être lue, je n'attends rien, si ce n'est d'exprimer non pas au quotidien, car je mentirais en disant que je reviens tenir ce blog, ce que je ressens, certains faits, pour se libérer pour se souvenir. Les commentaires sont là sans être là, j'hésite à les supprimer, je ne les trouve pas particulièrement utile, même si de temps à autre, un commentaire se révèle intéressant.


Je retourne à mon occupation du moment : préparer mon oral de vendredi. De la démocratie, de la crise, de la religion, des médias... C'est un des thèmes que je présenterais, tant bien que mal.


 


Adé